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OMS : les vaccins contre la grippe A sont "sûrs"



"Non seulement les vaccins constituent bien la meilleure barrière contre le virus de la grippe A, mais en plus, ils sont vraiment sûrs", insiste le Dr Keiji Fukuda, directeur général adjoint de l'Organisation mondiale de la santé. Autrement dit, ils n'entraînent pas plus d'effets secondaires que les vaccins saisonniers, selon lui. "De nombreuses personnes sont désormais vaccinées à travers le monde. Nous n'avons trouvé aucune indication de réactions indésirables inhabituelles", justifie-t-il. Elles seraient même moins nombreuses que celles habituellement observées avec "les vaccins saisonniers, dont le profil d'innocuité est excellent", veut-il rassurer, alors que le virus continue de se propager.

C'est notamment le cas en France , où "341.000 consultations pour grippe A ont été recensées la semaine dernière, contre 30.000 début octobre", a précisé, jeudi, Roselyne Bachelot, qui a également qualifié de "timide" la campagne de vaccination des personnels hospitaliers. Environ "50.000 personnes se sont déjà fait vacciner à l'hôpital", a-t-elle précisé. Mais à l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris, seul un professionnel sur dix aurait reçu le vaccin.

Six millions de bons de vaccination

La campagne de vaccination débutera le 12 novembre pour la population générale, au sein des 1.000 centres de vaccination dédiés. "Six millions de bons de vaccination vont parvenir samedi aux populations prioritaires", a précisé la ministre, faisant allusion aux femmes enceintes (à partir du début du deuxième trimestre), à l'entourage des nourrissons de moins de 6 mois et aux nourrissons de 6 à 23 mois avec facteurs de risque (pathologies associées).

Ailleurs, aussi, l'activité grippale est importante, particulièrement aux États-Unis et au Mexique, "qui a enregistré en deux mois, plus de cas qu'au cours des cinq premiers mois d'épidémie", a souligné le Dr Fukuda. En Europe, l'Ukraine est également confrontée à une saturation des services de santé, mais aussi à des problèmes d'accès aux traitements antiviraux et à des difficultés de prise en charge des formes graves. L'OMS, qui a envoyé une équipe sur place, suit l'évolution de près. Et pour cause, "la flambée en Ukraine pourrait donner une indication du comportement du virus pendant la saison hivernale de l'hémisphère nord", notamment dans certains pays d'Europe de l'Est.

 

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