Le général Michel Aoun, chef du CPL a tenu hier une conférence de presse dans sa résidence à Rabieh, dans laquelle il a soulevé le sujet de la nouvelle loi électorale, notamment les réformes dont le parlement été supposé de voter.
Le général a affirmé que lors des discussions de la nouvelle loi électorale, les députés ont évoqué de beaux discours mais lors du vote tous les législateurs sauf ceux du bloc « Changement et Réforme » ont voté contre les réformes suggérées.
Abordant le sujet du quota, Aoun a appelé à une égalité entre les deux sexes, assurant que la femme doit avoir les mêmes droits de l’homme. « Les femmes constituent la moitié de la société et elles doivent être bien représentées dans le parlement », a-t-il dit.
Selon le général, il fallait voter pour le bulletin uniforme afin de contrôler les tromperies et aider les électeurs pour qu’ils votent librement.
« C’est illogique de ne pas approuver le droit de vote pour les membres de l’armée ; d’ailleurs la constitution libanaise souligne que chaque libanais qui a dépassé les 21 ans a droit de voter. Ce n’est vrai que l’armée sera politisée si on lui donne le droit de vote, surtout que les familles des officiers participent aux élections,», a exprimé Aoun.
Le général a réitéré sur l’importance de permettre aux jeunes de 18 ans de participer dans l’opération législative. « Nous devons soutenir nos jeunes pour qu’ils puissent exprimer leurs idées », a-t-il ajouté.
Le chef du CPL a déclaré que les libanais ont été choqué pour ne pas avoir donné le droit de voter aux expatriés et a signalé que la majorité a refusé d’approuver une loi basée sur la proportionnalité.
Abordant le sujet des alliances électorales, Aoun a signalé que le CPL annoncera ses listes électorales au Metn avant 72 heurs du début des élections. Le général a refusé de répliquer le discours de Michel Murr et a noté qu’il faut attendre l’opinion du Tchnaque en ce qui concerne les alliances.
Soulevant le sujet des réconciliations, Aoun a assuré que le seul problème pour le CPL est l’accident de Jbeil. « C’est nécessaire de résoudre cette question par les moyens juridiques, surtout que celui qui a commit l’acte est libre », a noté Aoun.
Dans le même contexte, il a annoncé qu’il n’a pas de problème avec Nayla Mouawad, et il lui a appelée à s’excuser pour l’avoir accusé d’être responsable de l’assassinat de René Mouawad.
Le général a regretté les déclarations du Patriarche Sfeir. « Ce n’est pas vrai que tout les chrétiens ont refusé la réconciliation dirigée par Bkerki dans le temps. Il fallait être honnête et dire la vérité ; nous avons signé avec Sleiman Franjieh sur le document d’honneur lancé par Bkerki», a répliqué Aoun.
Sur un autre plan, le général a appelé les médias à diffuser la vérité et à arrêter d’inventer des nouvelles sur des disputes à l’intérieur du CPL. « Celui qui veut quitter le parti est libre et il peut lui-même déclaré ceci », a-t-il dit.
En ce qui concerne la situation sécuritaire au nord du Liban, le chef du CPL a assuré qu’il n’a jamais accusé les citoyens de Tripoli d’être des terroristes.
D’autre part, Aoun a insisté que l’homme doit évoluer et il a souhaité si les héros de nos jours ont défendu l’indépendance et la souveraineté du Liban quand les Syriens occupaient le pays », a conclu le général.
Aoun a réaffirmé que le CPL défendra toujours la souveraineté et l’indépendance du Liban.