search archives
HI,{{username}}
Manage account
Change password
HEADLINES
{{headlineCount}} new {{headlineCount == 1 ? 'update' : 'updates'}}
+ MORE HEADLINES

La foire d'art de Beyrouth monte en gamme face à Dubaï

21
SEPTEMBER
2016
  • {{article.caption}}
  • {{article.caption}}
A
+
A
-
Print
Email
Email
A
+
A
-

Martine Robert

 

La scène artistique s'est dynamisée au Liban avec beaucoup de nouveaux lieux.
Les gros collectionneurs multiplient les projets de musées privés.


La 7e édition de Beirut Art Fair vient de s'achever, et malgré un contexte politique intérieur et extérieur plus qu'instable, la foire est parvenue à monter en gamme pour mieux s'affirmer comme le hub moyen-oriental du marché de l'art face à la concurrence de Dubaï et de sa Dubai Art Fair. Ce résultat, on le doit à la ténacité de son organisatrice Laure d'Hauteville et de son directeur artistique Pascal Odille, encouragés par le microcosme libanais de l'art y compris par la diaspora (14 millions de Libanais vivent à l'étranger).

 

Pour la première fois, des collectionneurs ont participé au comité de sélection : Basel Dalloul, magnat de l'Internet (groupe Noor), qui a acquis avec son père 3.700 oeuvres d'art arabe et contemporain, et ouvrira dans un an et demi son musée privé ; l'assureur Abraham Karabajakian (Loyalty), qui a également en projet un musée pour abriter 600 travaux d'artistes libanais ; et Tarek Nahas, un avocat d'affaires passionné de photographies. Tous ont contribué à la plus grande sélectivité des 45 galeries venues de 20 pays.

 

Au sein de cette foire dédiée principalement aux artistes du Moyen-Orient, d'Afrique du Nord et d'Asie du Sud, une exposition de tableaux majeurs réalisés par des peintres libanais a rappelé le foyer de création qu'a été le pays de 1945 à 1975. Elle a pu être réalisée grâce à des prêts privés et publics, et au mécénat de Bankmed, les banques libanaises s'étant toutes impliquées, de la SGBL, sponsor de la section Revealing consacrée aux artistes émergents, à la Byblos Bank organisatrice d'un prix pour les jeunes photographes.

 

Une foire de design en 2017

Ainsi, au milieu de la poudrière régionale, confrontée à l'afflux de réfugiés, à l'absence de président de la République, à la corruption, aux immenses problèmes de gestion des ordures, Beyrouth semble conjurer le sort par sa vitalité artistique, illustrée encore par la vingtaine d'installations géantes dispersées dans la ville. « Désormais la foire est incontournable sur la carte culturelle de la région, d'autant que le Liban a une longue histoire et un patrimoine qui font défaut à Dubaï », se félicite le ministre de la Culture Raymond Araygi.

 

« La scène artistique à Beyrouth a évolué de manière significative depuis l'an passé, avec l'arrivée de nouvelles galeries, l'ouverture de la Fondation Aïshti et la rénovation par Jean-Michel Wilmotte du musée Sursock dédié à l'art moderne libanais », relève Basel Dalloul. En octobre 2015, Tony Salamé, à la tête des boutiques de luxe Aïshti a en effet inauguré plus de 12.000 mètres carrés abritant sa collection en présence du gratin international. En mai a ouvert la Fondation Dar el-Nimer pour les arts de Palestine, à l'initiative du collectionneur Rami el-Nimer. Alors que la galerie Agial vient de transformer un ancien cinéma en un lieu d'exposition, Saleh Barakat Gallery, qui n'a rien à envier aux galeries new-yorkaises de Meatpacking, dans quelques jours sera inaugurée la Maison Jaune sur l'ancienne ligne de démarcation entre Beyrouth-Est et Ouest, un musée-témoignage de la guerre civile des années 1970.

 

Et déjà l'Apeal (Association for the Promotion and Exhibition of Arts in Lebanon) s'active pour ouvrir un musée d'art contemporain en 2020 tandis que Laure d'Hauteville travaille à la foire de design qu'elle lancera en 2017. Une nouvelle riposte face à Design Dubai et à sa Design Week ?

Les echos.fr
MORE ABOUT
ADVERTISE HERE
comments powered by Disqus
JUST IN
TRENDING
HEADLINES
{{headlineCount}} new {{headlineCount == 1 ? 'update' : 'updates'}}
+ MORE HEADLINES
TRENDING